Les adblockers, ces fameux logiciels qui permettent aux internautes de ne plus être ennuyés par la publicité en ligne, sont loin de plaire aux marketeurs et aux annonceurs. En effet, pop-up, annonces, bannières et autres formats générateurs de revenus se voient mettre des bâtons dans les roues depuis la création de ces petits programmes. Qui plus est, leur utilisation ne cesse ne croître. En effet, 25 % des internautes utiliseraient des adblockers au quotidien, soit 200,000 utilisateurs. Alors, concrètement, comment ces softwares impactent-ils les revenus publicitaires des professionnels de la toile ? C’est ce que nous allons voir ici.

Qu’est-ce qu’un adblocker ?

Les « digitales natives » n’ont nul besoin qu’on leur explique l’utilité et/ou le fonctionnement des adblockers. Pour les autres, ceux qui ne sont pas nés à l’époque des dernières technologies d’hier, sachez qu’un adblocker (bloqueur de publicité) est un logiciel gratuit (avec la possibilité d’avoir accès à une version payante et davantage de fonctionnalités) qui se charge de bloquer les publicités des annonceurs, visibles en temps normal sur les sites internet des uns et des autres. Ainsi, aucune chance pour ces internautes «anti-publicités » de cliquer sur une annonce… La conséquence : annonceurs, propriétaires de site internet et bien d’autres perdent de l’argent !
« Mais alors, comment ça marche ? ». Les concepteurs d’adblockers mettent au point une liste, intégrée au logiciel, qui répertorie les formats publicitaires gênants du point de vue internaute. Le software agit comme une barrière, empêchant quelconque annonce de s’afficher à l’écran.

adblockers

Adblockers : des accords à venir

D’après une enquête réalisée par Pagefair et Adobe, 22 milliards d’euros de recettes publicitaires partiraient à la trappe, et cela, uniquement à cause des produits Adblock. Face au mécontentement des annonceurs, les créateurs d’adblockers ont prévu de proposer des accords aux intéressés… Pour ne plus être blacklistés, les annonceurs devront reverser une partie de leurs revenus publicitaires. Selon les rumeurs, Google, Microsoft et Amazon auraient déjà signé le bout de papier. Mais qu’en sera-t-il des petits annonceurs qui se battent pour maintenir leur chiffre au beau fixe et dont les moyens financiers n’arrivent pas à la cheville des mastodontes cités précédemment ?

Les revenus publicitaires en hausse malgré tout

Paradoxal, cela l’est peut-être… Quoi qu’il en soit, les revenus publicitaires ont augmenté en 2015. « Comment cela est-ce possible ? ». Face à la réticence des internautes, les créateurs de publicités mettent constamment au point de nouvelles formes d’annonces en vue d’amoindrir l’effet « matraquage » et pointer du doigt l’inutilité des adblockers. L’autre astuce réside dans les versions payantes. En effet, de plus en plus de plateformes proposent à leurs utilisateurs de payer pour ne plus être bombardés d’annonces.
À une époque où la publicité faire fuir un bon nombre d’utilisateurs, les sites internet misent sur la qualité de leur contenu pour générer un nouveau chiffre d’affaires. Développer des informations intéressantes, attirer l’attention du lecteur, l’informer sur des sujets encore trop peu traités, l’amener à s’intéresser à vos produits, varier les formats… Au fond, ce n’est pas si compliqué 😉