Faible en calories, en gras, en glucides. Sans sel, sans colorants, sans conservateurs… Tels sont les termes qui font vendre aujourd’hui. Oui, la tendance va au bon, au bio, au sain. Les consommateurs, de plus en plus soucieux de leur santé, se dirigent spontanément vers des produits écologiques, respectueux de l’environnement et aussi naturels que possible. Focus sur l’évolution du marketing alimentaire.

Marketing alimentaire : lorsque les grandes distributions se font bio

Nous vous le disions : le consommateur veut des produits de bonne qualité, issus du marché biologique. Et ça, les mastodontes de la grande distribution l’ont bien compris. C’est ainsi que Monoprix a tout récemment lancé ses baguettes bio. Même initiative de la part de Leader Price qui propose désormais à la vente 18 produits supplémentaires bio pour bébé. Idem pour Lidl : 40 nouveaux produits bio ont trouvé leur place sur les étagères de l’enseigne. Quant à Carrefour, celui-ci a dernièrement ouvert son 11e magasin entièrement consacré au bio. Finalement, Auchan n’a pas manqué d’emboîter le pas en ouvrant les portes de son tout premier point de vente bio.
De la même manière, les marques suivent la tendance et adaptent leurs produits aux désirs des consommateurs.

Marketing alimentaire : le bio a la côte

Il y à peine 15 ans de cela que les consommateurs bio avaient « presque » mauvaise réputation. « Idéaliste » « trop exigeant » « farfelu » « complexé » « fermé d’esprit ». Voilà quelques-uns des adjectifs qui collaient à la peau de ces acheteurs d’un autre temps. Inutile de vous dire que les discours et les mœurs ont bien changé depuis. En effet, scandales et autres révélations ont mis en lumière la médiocrité et la dangerosité d’un grand nombre de produits alimentaires de notre quotidien. C’est alors que la conscience des Français s’éveille. Terminé le Nutella, les pâtes au fromage, les sandwichs gras remplis de calories. L’individu lambda s’intéresse désormais à ce qui se trouve dans son assiette. Ce dernier va même plus loin, car en plus se scruter les rayons en quête de packagings ornés d’inscriptions telles que « bio » « sans gluten » « faible en matières grasses », le consommateur prend le temps de déchiffrer les étiquettes, d’analyser le contenu de son produit, d’identifier le pays d’origine… Oui, l’acheteur français est devenu responsable !

marketing alimentaire

Marketing alimentaire : un marché « sans gluten » en pleine explosion

L’époque où les allergiques au gluten devaient déambuler de longues heures dans les rayons en espérant mettre la main sur un produit qui ne serait pas dangereux pour leur santé est bel et bien révolue. En effet, la tendance du « bio et bon » déteint également sur les régimes alimentaires, et notamment sur la diète du « sans gluten ». D’ailleurs, les allergiques sont loin d’être les seuls à se procurer ce type d’aliments. Réputé pour ses bienfaits diététiques, le « sans gluten » séduit aujourd’hui ceux et celles qui souhaitent garder la ligne, réduire leurs troubles digestifs, les inflammations de certaines muqueuses, les problèmes de rétention d’eau… Info ou intox ? Personne ne le sait vraiment. Quoi qu’il en soit, la mode pour le bio se développe à tel point qu’elle profite à certaines minorités (malades, allergiques, intolérants, etc.) ; minorités longtemps ignorées par l’industrie alimentaire.

Marketing alimentaire : des clients prêts à payer plus cher

Payer plus cher pour manger bio ? Oui, les Français sont prêts à le faire. De la même manière que le Made In France, la population préfère mettre la main à la poche pour se procurer des produits de qualité. D’ailleurs, les industriels n’ont pas vraiment d’autres choix que de proposer ces denrées « fashion » à des prix plus élevés. « Pourquoi ? ». Pour la simple et bonne raison que le label bio se mérite ! Normes, lois et autres réglementations en la matière sont particulièrement strictes. Les mastodontes de la grande distribution sont surveillés de très près. Impossible de remplacer un composant alimentaire par un autre ou de flouer les consommateurs de quelque façon que ce soit. Les distributeurs/fabricants doivent jouer le jeu !

Vous l’aurez compris : les consommateurs de 2016 sont à la recherche de denrées bio, savoureuses et respectueuses de l’environnement. Ainsi, marketeurs et autres professionnels du commerce ont tout intérêt à mettre les bouchées doubles pour séduire un public dont l’exigence ne cesse de croître.

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