Si les réseaux sociaux font partie de notre vie depuis une bonne dizaine d’années, les Américains, eux, ont eu le luxe d’en jouir avant. La conséquence : les marques du pays de l’Oncle Sam ont eu le temps d’étudier leurs utilisations sous toutes les coutures pour tirer leur épingle du jeu du mieux possible. Vous l’aurez compris : les entreprises américaines ont une longueur d’avance en matière de social media. Comme le veut la coutume, les firmes européennes commencent, doucement mais sûrement, à analyser les actions des sociétés américaines pour adapter ces techniques à leur pays et à leur activité. Alors, comment les marques outre-atlantiques s’y prennent-elles pour séduire les followers ? Quelles sont leurs techniques ? Focus avec Profil-Conso.

Réseaux sociaux : la tendance du micro-influencing

Le terme « d’influenceur » ne vous est peut-être pas totalement inconnu… Les influenceurs sont des internautes particulièrement actifs qui savent faire réagir les communautés de followers. Ces individus communiquent sur des questions de politique, de gastronomie, de maquillage, de high tech… Et sur bien d’autres choses encore. Ils sont particulièrement appréciés pour leur honnêteté et leur transparence. Leur mission première consiste à éclairer les internautes sur des sujets ciblés. Les inflenceurs aident les followers à se faire un avis, ils délivrent des informations dissimulées, il donnent des explications sur des sujets complexes, etc. Ce dévouement et cette sincérité poussent les internautes à leur faire confiance. Et ça, les marques américaines l’ont bien compris.

Réseaux sociaux

Toutefois, au fil du temps, la tendance a perdu de son charme. En effet, des influenceurs venaient à s’exprimer sur tout et n’importe quoi dans le cadre d’un partenariat réalisé avec une marque. Face à des gastronomes qui communiquent sur des thématiques telles que le maquillage ou le high tech, les internautes ont commencé à se tourner vers d’autres sources d’information. « L’influencing » a ainsi perdu de son impact.

C’est alors que les marques ont mis au point le « micro-inflencing ». Plus rigoureuse que son aîné, cette technique consiste à choisir un influenceur spécialisé pour parler de son produit. Un cuisinier fera l’apologie d’une nouvelle farine, et non du dernier fond de teint L’Oréal. Même si le nombre de followers touchés est moins conséquent, la méthode ne s’avère pas moins rentable pour autant, bien au contraire. Les abonnés sont plus fidèles et ont, ainsi, davantage tendance à acheter. Il vaut mieux satisfaire convenablement une tranche d’individus bien déterminée, plutôt que d’essayer de contenter tout le monde.

Réseaux sociaux : le content-marketing

Le format vidéo a la côte. Mais nous ne vous apprenons rien là. Les marques américaines se sont rapidement rendues compte de cet engouement. C’est ainsi qu’elles ont commencé à mettre au point des séries de courte durée, des tutoriels, à réaliser des interviews, à inviter les followers à créer leur propre contenu vidéo pour répondre à la demande. Conseils mode, recettes, astuces, débats… Toutes les thématiques peuvent être traitées par ce format tendance. Le but ici étant d’intéresser le consommateur sans lui proposer de se procurer le produit directement.

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Il s’agit d’une vente « détournée » qui vise à présenter les avantages de tel ou tel produit, sans pour autant en faire l’apologie. À une époque où la publicité pure et dure fait fuir les acheteurs, il est essentiel de leur présenter vos produits d’une manière nouvelle et innovante. Un consommateur qui se sent obligé d’acheter, n’achète pas. Pour passer à la caisse, le consommateur doit être convaincu et séduit. L’acte d’achat doit venir de lui, et de personne d’autre. Le content-marketing répond à la demande du consommateur : il informe, présente les avantages, explique tout en mettant les produits/services en valeur.

Réseaux sociaux : le boom de la vidéo live

Comme nous venons de vous le dire : le format vidéo séduit entreprises et consommateurs. Pour toucher un maximum de followers en même temps (que cela soit sur Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram), les firmes américaines se sont mis à la vidéo live. Le concept : proposer aux followers de suivre l’entreprise en temps réel. Les internautes sont invités à rejoindre la page de la marque à un jour et à une heure précise pour prendre connaissance de l’information que la firme souhaite communiquer. On peut y voir là un genre « d’avant-première ». Pour ne pas passer à côté de l’information, le follower doit se rendre disponible.

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La vidéo live permet également de créer un effet de surprise. En effet, les followers reçoivent une notification lorsque la marque est en direct. Cette méthode suscite la curiosité de l’abonné qui souhaite connaître la raison de ce live inattendu. Il va de soi que cette stratégie doit être utilisée avec parcimonie. L’information dévoilée doit être réellement pertinente pour amener les abonnés à abandonner leur activité en cours à chaque fois que la marque lancera un « direct inopiné ». Le « live imprévu », utilisé raisonnablement, permet de toucher un grand nombre de followers en même temps, à une époque où les abonnés se rendent sur leurs comptes à des moments très différents de la journée ; habitudes et coutumes variant d’un pays à l’autre.